[Agenda]


[exposition]
Séoul – Tanji 2003

En savoir plus :

Stéphane Couturier

/ Séoul – Tanji 2003 / Stéphane Couturier
Séoul – Tanji 2003
Stéphane Couturier

Exposition : Du Friday 09 June 2006 au Sunday 02 July 2006

Auteurs : Stéphane Couturier.

Forge Gendarme
Forge Gendarme
08330 Vrignes-aux-Bois
France

Festival : Urbi & Orbi - Biennale de la Photographie et de la Ville
3ème édition
Du Friday 09 June 2006 au Sunday 02 July 2006
Urbi & Orbi - Sedan - 08200 Sedan


Avec une belle opinitreté, Stéphane Couturier a consacré l’ensemble de son œuvre à la représentation urbaine et plus précisément à la mise en forme des chaos visuels qu’offrent les grands chantiers de construction. Chaos paradoxalement organisateurs, ils esquissent la ville en devenir en même temps qu’ils révèlent les strates accumulées de son passé. En optant pour l’ambiguïté d’une vision toujours frontale qui aplanit les volumes et fait se télescoper les plans, pour des compositions rigoureuses et orthogonales, pour des couleurs réparties par aplats, Stéphane Couturier ancre ses vues d’architectures dans une esthétique picturale qui ne peut manquer d’évoquer celle de collages ou l’abstraction géométrique d’un Mondrian. Avec Séoul-Tanji 2003, il prolonge par la vidéo mais avec le même langage sa réflexion sur l’architecture contemporaine et plus précisément sur les « villes génériques » qui fleurissent un peu partout dans le monde et surtout en Asie. Un lent travelling continu balaie les façades presque identiques d’immeubles à peine achevés qui n’offrent d’autres variations que celles de bches de protection aux couleurs vives disposées selon une combinatoire mystérieuse. Dérisoires événements auxquels l’œil s’accroche, cherchant vainement quelque signe de présence humaine, quelque possibilité de fuir, de percer cette frontalité étanche. Raccordées et montées en boucle, accompagnées d’une musique répétitive, ces séquences confrontent le spectateur, privé de repères spatiaux aussi bien que temporels, au défilement vertigineux de constructions uniformes destinées aux classes moyennes supérieurs coréennes, qui trahissent la prégnance d’un modèle formel de la modernité déjà fort ancien et plutôt lié en Occident à l’habitat de masse, tels ceux que Stéphane Couturier avait photographié à Moscou. Le spectateur finit par oublier la réalité des éléments figurés pour ne plus voir qu’une trame graphique : celle qui structure les monuments emblématiques de l’urbanisme mondialisé. J.C.F. 
photographie.com : 2006-06-09
recherche