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Vingt-cinq ans, noces d’argent
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Vingt-cinq ans, noces d’argent
Des corps dans la ville

Exposition : Du Friday 15 September 2006 au Saturday 25 November 2006

Galerie Le Reverbère
Téléphone (+33) 472 000 672
Email galerie-le-reverbere@wanadoo.fr
38, rue Burdeau
69001 Lyon
France
de 14h à 19h du mercredi au samedi. Ouverture exceptionnelle le mardi 13, de 14h à 19h.

Festival : Lyon Septembre de la Photographie - 4ème Editions
84 photographes - 35 expositions
Du Friday 15 September 2006 au Saturday 04 November 2006
Galerie Le bleu du ciel - Photographie contemporaine - 69001 Lyon

Catherine Dérioz et Jacques Damez © William Klein, 8 juin 2006 Paris 
Un quart de siècle dans la photo 

Une galerie en province. 300m2 sur les pentes de la Croix-Rousse, à Lyon. Plutôt cosy, bien distribués, et tout entier dévolus à la photographie contemporaine et à ses écritures diverses... C’est le Réverbère, qu’anime un double regard aigu, exigeant et sans complaisance: celui de Catherine Dérioz et Jacques Damez, ses créateurs, dont, au fil des années, les qualités se sont faites vertus. Elles ont nom constance et fidélité, pugnacité et professionnalisme. Leur réputation depuis longtemps a gagné le territoire national. C’est justice. Et ce n’est pas rien dans un pays centralisé comme la France où il n’est bon bec que de Paris. Depuis 25 ans, Catherine Dérioz et Jacques Damez défendent avec ténacité photographie plasticienne ou photographie photographique. William Klein, Denis Roche ou Alain Fleischer figurent parmi les artistes de la galerie. C’est dire. Mais ici ce n’est pas le nom qui fait passeport : c’est la qualité d’un regard, la pertinence de l’image, la justesse du travail. Repérer les talents nouveaux est une des tches que s’est fixée la galerie dès l’origine. L’origine... 1981, rue Neuve. Dans une librairie, rendez-vous des cinéphiles et des amoureux de la photographie, deux passionnés aménagent un lieu d’exposition pour la photo contemporaine. L’espace tient plus du corridor que de la galerie... Ainsi débute, modestement, en des années où seules quelques rares institutions commencent à faire une place, sur leurs murs, à la photographie, à la reconnaître comme un art à part entière, l’aventure du Réverbère. Est-ce parce que Jacques Damez est lui-même photographe ? La mode ou l’opportunité faisant, et parce que de plus en plus d’artistes s’expriment aujourd’hui à travers le médium photo, beaucoup de galeries se sont mises à montrer celui-ci. Les “pionniers”, eux, ont simplement poursuivi leur route dans la même direction. L’affinant, l’affûtant, l’expérience aidant. Imposant avec rigueur et pertinence, une politique d’exposition, défendant la photo et son ouverture aux arts plastiques, sans pour autant céder à la mode des plasticiens photographes. Vingt-cinq ans maintenant qu’ils défrichent, suivent, soutiennent des artistes qui le leur rendent bien. Ou qui parfois décident de poursuivre leur chemin ailleurs, parce que la vie, c’est comme ça. Vingt-cinq ans que le Réverbère tient par la volonté de ses créateurs, la confiance tour à tour lointaine ou plus concrète de l’institution, et bien sûr l’existence des collectionneurs. C’est à ces derniers que le Réverbère rendait hommage à l’occasion de ses vingt ans, en 2001, lors d’une exposition où voisinaient œuvres empruntées aux collectionneurs -et choisies de concert avec eux- et œuvres des artistes de la galerie -elles, choisies par les galeristes. Une manière de faire naître le dialogue entre les œuvres, d’établir dans l’échange complice de l’accrochage un rapport de contiguïté, un rapprochement humoristique, un contraste poétique... On constate que tous les photographes de la galerie appartiennent à la même famille. Ils jouent avec l’image, la manipulent la fabriquent, ou tirent partie des complexités et des ambiguïtés du réel pour construire des univers qui sont toujours des entre deux. Entre la réalité et son reflet, entre l’image et son fantôme, entre la vérité et le mensonge, entre la photo et la peinture, entre la photo et l’installation... Leur père à tous, c’est William Klein. Le seul qui soit en prise direct avec la réalité. Mais, justement, un photographe tellement violemment dans la réalité, qu’il la traverse. Même si elles se donnent des airs d’en être, ses photos excèdent toujours le reportage, dépassent les apparences. Les font éclater. C’est cet éclatement que la génération suivante a exploré. C’est cette exploration, l’aventure du Réverbère. Une aventure qui, pour ses noces d’argent (qui sont noces argentiques) s’inscrit dans un livre. Pour laisser trace. Pour aussi rendre hommage aux artistes. Honneur à ceux-ci. Ils sont vingt. Ce sont eux qu’on découvre d’abord, images puis vie, apparaissant dans les pages selon leur ordre d’entrée dans la galerie. Puis, sous la plume de Jean-Pierre Nouhaud, c’est une promenade sensible entre portraits, anecdotes et souvenirs. Une réflexion capricante sur ce que c’est que la photographie. Sur ce que peut être ce lieu de rencontres artistiques et humaines qu’on appelle galerie. Hors de toute orthodoxie, entre fiction et réalité, à travers les regards croisés de ceux qui en furent respectivement acteurs et observateur, se trame l’histoire d’un parcours. Celui du Réverbère. Au final, une réalité plus comptable reprend ses droits. Elle dresse la liste des 123 expositions créées intra muros, et les 487 et des poussières organisées hors les murs, résultat d’un travail de réseau et de collaboration entrepris dès l’origine par la galerie. Nelly Gabriel, 26 juin 2006 
photographie.com : 2006-09-15
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