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Rencontres de la jeune photographie internationale de Niort 2010
/ Rencontres de la jeune photographie internationale de Niort 2010 / Niort - du 10 septembre au 24 octobre

RENCONTRES DE LA JEUNE PHOTOGRAPHIE INTERNATIONALE DE NIORT 2010

C’est autour de Christian Caujolle, conseiller artistique pour cette année 2010, que seront réunis les huit jeunes photographes invités à cette résidence singulière, « Les Rencontres de la jeune photographie internationale ». Ils ont été sélectionnés parmi trois cents candidats de cinquante nationalités
différentes. La résidence est une véritable carte blanche avec une seule contrainte : quinze jours après leur arrivée, que les oeuvres créées soient exposées !

exposition des oeuvres créées en résidence
le vendredi 10 septembre à 19 heures,
à la Scène Nationale « Le Moulin du Roc »
exposition du 10 au 24 octobre
 
© Mariam Amurvelashvili 

Mariam Amurvelashvili
Mariam Amurvelashvili est née à Tbilissi en Géorgie. Après des études en littérature à Tbilissi puis à Berlin elle étudie la photographie. Depuis 2001 elle travaille en freelance et collabore avec la presse (24 Hours) et pour l’Unicef. Ses photographies et ses reportages sont primés plusieurs fois en Géorgie et elle expose dans plusieurs galeries à Tbilissi en 2003, 2008 et 2009.
Une photographie ethnologique, des cadrages précis et rigoureux, très proche des populations observées lors d’événements communautaires (deuils, marchés, fêtes religieuses). Dans un environnement totalement austère, Mariam Amurvelashvili réussit à nous montrer l’humanité d’une population courageuse. 
© Rachel-Louise Brown 

Rachel-Louise Brown
Rachel-Louise Brown est spécialiste d’arts plastiques et prépare actuellement un master de photographie au Royal College of Art à Londres. Dans son travail, Rachel-Louise Brown s’intéresse au monde en tant que scène : elle collabore actuellement avec des adolescentes pour créer des scénarios qui montrent la pression exercée par leurs pairs, les conflits de classe, de culture et d’identité. Être femme est le thème auquel
Rachel-Louise Brown s’intéresse avant tout, utilisant le pouvoir de la photographie pour montrer l’artificialité du monde et commenter l’état actuel de la condition féminine. Par des contrastes chauds, des clairs-obscurs colorés et des mises en scènes figées, la photographe interroge les sources visuelles de sa culture (télévision, cinéma) pour établir des passerelles fantasmatiques entre elles et le quotidien. La scénarisation humaine est synonyme de caricature psychologique, elle exacerbe jusqu’à l’ironie nos goûts visuels. 
© Faustine Ferhmin 

Faustine Ferhmin
Faustine Ferhmin est née en 1980 à Paris. Après des études de lettres modernes, elle est diplômée de l’École nationale de la photographie d’Arles en 2008. Elle expose ses photographies à « Voies Off » en 2008 et 2009, à « Photoquai » à Paris et au festival « Photographie en Campagne » à Cahors en 2009. Elle vit et travaille à Paris. Mieux qu’un parcours dans les sites archéologiques du Pérou, Faustine Ferhmin a croisé des architectures titanesques. Ses images sont comparables à des scanners scientifiques, où les constructions humaines se retrouvent au niveau des microorganismes qui s’attachent à la roche. La photographe pose un regard intense sur le temps pour en extraire les richesses minérales. 
© Sohrab Hura 

Sohrab Hura
Sohrab Hura vit à Haryana en Inde, il y est né en 1981. Il a souvent changé d’objectifs et de projets au cours de son enfance et de son adolescence. Il a d’abord rêvé de devenir un chien en grandissant, puis de devenir super-héros, puis vétérinaire, puis spécialiste d’herpétologie, puis réalisateur de films
sur la nature. À ce jour, il fait de la photographie documentaire et travaille sur des projets à long terme après avoir obtenu un master d’économie. Il est primé plusieurs fois pour ses travaux photographiques au « Indian Press Photo award », en 2006 pour Bénarès et 2008 pour Oasis et Holi.
Ses images ponctuent la narration d’un texte manuscrit, à moins que ce ne soit le contraire. Les mots et les images s’intercalent pour un récit sans fin, une déambulation visuelle qui puise ses instantanés dans un regard sensible. On ne sait plus si on s’arrête pour lire un texte ou regarder une photographie, chaque journée dépose un lot de sensations dont il lui faut relater les aléas. 
© Nicolas Raufaste 

Nicolas Raufaste
Nicolas Raufaste, franco-suisse, né en 1988 est diplômé de la Haute école d’art et de design de Genève, option: sculpture, installation et espace. En recherchant des liens entre la sculpture et la photographie, Nicolas Raufaste montre la permanence des classiques, que ce soit pour les machines Dada, les natures mortes ou la perspective – à ce titre, on ne se privera pas de retrouver le quadrillage des lances au sol de la Bataille de San Remano (Paolo Ucello) dans les tubulures rouges installées à l’abandon. Structurés par des rebuts, les espaces industriels deviennent des visuels désertés, des spectacles photographiques. 
© Gauthier Sibillat 

Gauthier Sibillat
Gauthier Sibillat, strasbourgeois, est né en 1982. Après une expérience au Museum of Fine Arts de Boston en 2005, il est diplômé de l’ESAD de Strasbourg, option art. Il reçoit en 2009 une aide individuelle à la création et est en résidence durant trois mois à Stuttgart. Il participe à de nombreuses expositions collectives en Suisse, en Allemagne (Bâle, Stuttgart, Karlsruhe) et en France (Rennes, Montrouge, Toulouse). « Attentivement composées, jouant souvent des textures naturelles de l’avant-plan pour laisser surgir au fond l’artifice urbain, ses photographies disent la limite entre le rural et l’urbain. […] Gauthier Sibillat intervient parfois dans ces paysages, en y réalisant des mises en scène comme dans la série Auvents. […] Délaissant les grands axes, j’ai pris la contre-allée, chante Bashung, en préambule du livre consacrée à la série des Stations de Stuttgart. Contreallée, la voie idéale pour explorer l’inconscient de la ville, ses pulsions incontrôlées. » Emmanuelle LEqUEUx
 
 
© Serkan Taycan 

Serkan Taycan
Serkan Taycan est né en 1978 à Gaziantep, en Turquie. Il a fait des études d’ingénieur à l’université Yildiz Technical à Istanbul. Après avoir obtenu son diplôme en 2004, il a fait un master de photographie documentaire au Nordens Fotoskola en Suède. Serkan Taycan est représenté par la galerie Elipsis à Istanbul et appartient à l’agence de photographie de presse Sipa. Il est membre d’un collectif de photographes, recCollective. Homeland (Patrie) figure parmi les cinquante premiers portfolios retenus par Critical Mass en 2009. Dans la série Homeland, Serkan Taycan interroge la notion d’identité et de patrie. Il se joue des idées reçues à propos de son pays. Il recherche l’universel dans les détails du quotidien avec une photographie aux couleurs léchées, aux cadrages attentifs dans leurs carrés impeccables. Ce que l’humanité produit d’un bout à l’autre de la terre : des gens face à leurs destins. Rien n’est inhabituel, tout est vécu, de la tendresse des couleurs, soigneusement choisies, aux solitudes escarpées de l’Anatolie. 
© Leah Tepper-Byrne 

Leah Tepper-Byrne
Leah Tepper-Byrne est Canadienne. Née à Montréal, elle a grandi à Toronto. Elle a débuté dans la photographie en suivant le travail d’une équipe d’anthropologues spécialisés en médecine légale. En 2005, elle a obtenu un certificat international d’études en traumatologie. Elle a ensuite vécu à Londres où elle a suivi une formation de mime. Elle vit et travaille actuellement à New York et elle vient d’obtenir un diplôme de photojournalisme au Centre International de Photographie. Elle présente un travail documentaire sur un internat pour enfants et adolescents dans l’état de New York.
Des choix très resserrés par les cadrages ponctuent une démarche influencée par le théâtre. Leah Tepper-Byrne préfère le langage du corps à celui des mots, c’est elle-même qui le dit. La simplicité récurrente des gestes et des postures capte toute son attention, ce qu’elle nous donne à voir dans le centre de détention pour jeunes qu’elle a photographié délivre un message de rigueur qui peut s’apparenter à la spiritualité des peintures du xVIIe siècle. 
© Hawa Keita 

Hawa Keita
Dans le cadre de « Téciverdi », premier festival de la biodiversité et des diversités culturelles initié par la Ville de Niort, « Pour l’Instant » a souhaité offrir une résidence à un(e) jeune photographe africain(e). Une artiste malienne de vingt et un ans, Hawa Keita, a été choisie pour son approche photographique plasticienne, pratique très peu répandue sur le continent africain. Actuellement en quatrième année au Conservatoire des arts et métiers multimédia de Bamako, section arts plastiques, Hawa Keita foulera pour la première fois le sol de notre continent et posera son regard sur la ville au travers d’une thématique environnementale « L’arbre ». 
© Sandrine Marc 

Sandrine Marc
Sandrine Marc est née à Rodez en 1979, diplômée en design graphique de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris (ENSAD) en 2005, elle travaille en tant que photographe indépendante. Elle répond à des commandes en collaboration avec des architectes, des graphistes et des maisons d’édition, notamment « Architectures de la culture – Culture de l’architecture » en 2008-2009 (ministère de la culture, DAPA). Sélectionnée par les Rencontres de la jeune photographie internationale de Niort en juillet 2005, elle réalise pendant sa résidence une animation composée d’images fixes, aujourd’hui elle continue à explorer ce procédé. L’exposition présentée au Pilori en septembre 2010, rassemblera un ensemble de pièces extraites de la série « Flux ». 
photographie.com : 2010-09-10
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